Representation and Political Behaviour

Verantwortliche/
Responsables:

Prof. Regula Hänggli
regula.haenggli@unifr.ch

Dr. Anke Daniela Tresch
ankedaniela.tresch@unil.ch

Prof. Daniel Bochsler
bochsler@ipz.uzh.ch

Rapport annuel 2006
Groupe de travail « Comportement Politique » Rapport d’activité pour l’année 2006 Romain Lachat et Florence Passy Les activités du groupe de travail Comportement politique se sont concentrées pendant l’année 2006 sur l’organisation d’un atelier lors du Congrès de l’ASSP à Balsthal. Cet atelier était consacré à la question des effets du processus de mondialisation – et aussi d’européanisation – sur les comportements et le rapport ordinaire des citoyennes et citoyens au politique. Nous souhaitions inviter des contributions analysant les conséquences multiples de ce processus pour la compréhension des comportements politiques, au niveau des préférences électorales, des valeurs et orientations idéologiques, de l’articulation des clivages politiques, de la perception des acteurs politiques, ou encore de l’engagement dans le mouvement altermondialiste et dans l’opposition exprimée face à certaines institutions supranationales. Sept contributions ont été présentées, divisées en trois volets thématiques. Trois papiers ont été présentés sur le thèmes des conséquences de l’intégration européenne sur les comportements politiques. Cette question a été abordée sous deux approches distinctes. Dans le cas suisse, tout d’abord, en analysant les attitudes des citoyennes et citoyens face à l’adhésion à l’Union Européenne (Lionel Marquis) et face aux institutions politiques suisses (Thomas Christin et Alexandre Trechsel). En considérant le rôle de l’enjeu européen dans les campagnes électorales nationales en Europe, d’autre part (Hanspeter Kriesi). Le deuxième thème abordé était celui de la montée des partis de la droite populiste. Deux contributions ont analysé le rôle du processus de mondialisation dans la transformation des clivages politiques principaux et de son impact sur le succès de ces partis (Simon Bornschier, Daniel Oesch). La troisième session de l’atelier, finalement, a considéré le phénomène de globalisation sous son aspect économique. Les contributions présentées se sont penchées sur la question du soutien aux enjeux à caractère néolibéral lors de votations populaires en Suisse (Laurent Bernhard) et sur celle de la mobilisation du mouvement altermondialiste lors des assemblées de l’OMC et du Forum économique mondial (Michelle Beyeler).

Rapport annuel 2005

Nous avons repris la direction du groupe de travail Comportement Politique en novembre 2005, après l’assemblée générale de l’Association. Aucune activité particulière ne fut organisée au nom du groupe de travail entre ce moment et la fin de l’année 2005. Toutefois, lors du Congrès des associations francophones de science politique, un atelier a été organisé par Romain Lachat en collaboration avec Patrick Fournier, de l’Université de Montréal, et Annie Laurent, de l’Université de Lille. Cet atelier portait sur le thème du vote dans une gouvernance à multi-niveaux. Cet atelier invitait à présenter des études comparatives, problématisant et analysant les différences et similitudes dans les comportements de vote aux différents niveaux institutionnels, en contrastant les niveaux régional et national, par exemple, ou national et européen. Une des thèses générales que nous cherchions à explorer dans le cadre de cet atelier était celle d’une homogénéisation ou d’une nationalisation des comportements de vote. Cette homogénéisation peut concerner d’une part les facteurs ou mécanismes expliquant les choix à différents niveaux institutionnels. Par ailleurs, elle peut s’exprimer par une convergence dans les résultats des partis politiques à ces différents niveaux. L’atelier a permis des échanges très intéressants, même si le nombre de papiers présenté était plus faible que prévu. Sur les huit contributions initialement prévues au programme, trois n’ont pu être présentées, à la suite de désistements relativement tardifs. Il est également à relever que les participants venaient presque exclusivement de Suisse ou de France. Suite à des désistements, aucun collègue de Belgique n’a finalement participé à l’atelier, alors que le Québec n’était représenté que par Patrick Fournier, l’un des co-organisateurs. Malgré ces deux points négatifs, l’atelier a donné lieu à des débats instructifs. Le nombre de présentations plus faible que prévu a pu être compensé par une critique et une discussion plus poussée des différentes contributions. Ces discussions ont été largement appréciées par les participants à l’atelier, qui se sont dit très satisfaits par les commentaires reçus à l’égard des communications présentées et par la qualité scientifique de l’atelier.

Romain Lachat et Florence Passy